L’é-Influence : stratégies et impact sur la communication digitale

📋 En bref

  • L'e-influence est la capacité d'impacter les opinions des internautes via des contenus numériques. Elle est liée à l'e-réputation, qui reflète l'image perçue sur Internet. L'évolution vers le web 2.0 a amplifié le rôle des leaders d'opinion digitaux et modifié les dynamiques de communication.

Comprendre l’E-Influence : Stratégies et Impact sur la Communication Digitale #

Définition et enjeux stratégiques de l’e-influence #

Nous pouvons définir l’e-influence comme la capacité d’un individu, d’une marque ou d’une organisation à impacter les opinions, les attitudes et les comportements des internautes via des contenus numériques : posts, vidéos TikTok, stories Instagram, live Twitch, avis sur Google Business Profile, articles de blog, podcasts, newsletters, etc. Cette capacité repose sur plusieurs piliers : la taille de l’audience, le niveau d’engagement, la crédibilité perçue, la qualité du réseau de l’influenceur et la capacité de collaboration avec les marques. Selon des analyses de plateformes comme HypeAuditor, les comptes avec un taux d’engagement supérieur à 3 % sur Instagram sont déjà considérés comme fortement influents dans leur niche.

L’e-réputation renvoie, elle, à l’image perçue d’une marque ou d’une personne sur Internet, c’est-à-dire l’ensemble des signaux laissés par les contenus, les avis, les commentaires, les articles de presse, les forums, ou encore les résultats sur Google. Nous pouvons résumer la relation entre les deux notions ainsi :

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  • E-réputation : ce que le web ? pense de vous (image et perception)
  • E-influence : votre capacité à agir activement sur cette perception
  • Une bonne e-réputation renforce la performance de vos actions d’influence
  • Une forte e-influence permet de corriger, anticiper ou atténuer des tensions d’image

Sur le plan historique, l’e-influence s’inscrit dans l’évolution du web 1.0 au web 2.0. Au début des années 2000, le web était principalement descendant ? : sites vitrines, portails, contenus édités par quelques acteurs. L’avènement du web 2.0 et de l’User Generated Content (UGC) – blogs, forums comme ceux de Doctissimo, sites d’avis tels que Tripadvisor ou Yelp, puis réseaux sociaux comme Facebook en 2004, YouTube en 2005, Twitter en 2006, Instagram en 2010 et TikTok en 2016 – a fait émerger des leaders d’opinion digitaux. L’influence offline ? des journalistes, experts, célébrités s’est prolongée et amplifiée en ligne, avec une vitesse de propagation démultipliée par les algorithmes de recommandation et les mécaniques de viralité.

  • Les anciens leaders d’opinion (chroniqueurs TV, stars de la musique, experts sectoriels) se doublent de profils natifs du digital
  • La portée organique est amplifiée par les algorithmes de feed (Instagram, TikTok, YouTube)
  • Les contenus d’e influence peuvent impacter un marché mondial en quelques heures

Cette e-influence est devenue incontournable pour des raisons très concrètes. Les audiences sont désormais fragmentées entre des dizaines de plateformes, les utilisateurs bloquent ou ignorent les formats publicitaires classiques, et la confiance se déplace vers des figures perçues comme plus authentiques. Des enquêtes menées par Nielsen et Edelman Trust Barometer montrent qu’entre 60 % et 70 % des consommateurs déclarent faire davantage confiance aux recommandations de personnes qu’ils suivent qu’aux publicités traditionnelles. Avec la montée du social commerce (paiement intégré à Instagram Shop, Facebook Shops, live shopping sur TikTok), l’e-influence ne se contente plus de générer de la notoriété, elle agit directement sur l’acte d’achat.

  • Montée de la défiance publicitaire et des ad-blockers
  • Recherche d’authenticité et de transparence dans la communication
  • Explosion du social commerce et des expériences d’achat intégrées aux réseaux sociaux

Typologie des influenceurs et impact sur l’image et les ventes #

Pour structurer une stratégie d’e influence, nous devons distinguer les types d’influenceurs selon la taille de leur audience. La plupart des études sectorielles (comme celles de Influencer Marketing Hub en 2023) convergent vers la grille suivante :

  • Nano-influenceurs : 1 000 à 10 000 abonnés
  • Micro-influenceurs : 10 000 à 100 000 abonnés
  • Macro-influenceurs : 100 000 à 1 million d’abonnés
  • Méga-influenceurs / célébrités : plus de 1 million d’abonnés

Les nano et micro-influenceurs – par exemple des créateurs spécialisés comme un consultant B2B actif sur LinkedIn en Île-de-France ou une pâtissière basée à Lyon cumulant 25 000 abonnés sur Instagram – offrent souvent un taux d’engagement supérieur à 5 % et un sentiment de proximité fort. Ils excellent sur les objectifs de crédibilité, de confiance et de conversion sur des audiences ciblées. Les macro et méga-influenceurs, comme Chiara Ferragni, entrepreneuse mode en Italie, ou MrBeast, créateur YouTube aux États-Unis, apportent une visibilité massive idéale pour des lancements globaux, mais avec un coût par collaboration très élevé et, souvent, des taux de conversion relatifs plus faibles.

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La spécialisation thématique joue un rôle central dans l’image de marque. Un partenariat avec une dermatologue créatrice de contenu comme Dr. Sam Bunting, spécialiste skincare à Londres, n’a pas le même impact en termes de crédibilité scientifique qu’un partenariat avec une star de téléréalité. Nous distinguons notamment :

  • Influenceurs lifestyle et beauté : très présents sur Instagram et TikTok, efficaces pour les marques de cosmétiques comme L’Oréal Paris ou Sephora
  • Influenceurs gaming et tech : actifs sur YouTube et Twitch, stratégiques pour des acteurs comme Microsoft Xbox ou Nvidia
  • Influenceurs B2B et experts sectoriels : visibles sur LinkedIn, pertinents pour des éditeurs SaaS tels que HubSpot ou Salesforce
  • Journalistes et leaders d’opinion : éditorialistes, conférenciers, auteurs, qui renforcent la légitimité sur des sujets complexes

Les e-influenceurs interviennent à chaque étape du parcours client. Sur la phase de découverte, une vidéo YouTube de tests produits portée par un créateur comme Marques Brownlee (MKBHD), reviewer tech basé aux États-Unis, peut exposer une nouvelle gamme de smartphones Android à plusieurs millions de vues. Sur la phase de considération, des avis détaillés sur un blog spécialisé ou des stories témoignages sur Instagram renforcent la preuve sociale. En phase de décision, les codes promotionnels personnalisés, les liens trackés (UTM) ou les fonctionnalités de shopping intégré permettent d’attribuer directement des ventes.

Les données publiées par Later et Rival IQ indiquent, en 2023, un taux d’engagement moyen d’environ 0,6 % sur Instagram pour les grandes marques, là où des micro-influenceurs atteignent couramment des taux de 3 % à 6 %. Sur TikTok, les taux peuvent dépasser 8 % pour certains créateurs émergents. Nous observons concrètement que des collaborations avec une dizaine de micro-influenceurs en France sur un lancement de produit peuvent générer plus de ventes que la mobilisation d’une seule célébrité globale, pour un budget équivalent.

  • Les micro-influenceurs surperforment souvent en taux de conversion
  • Les méga-influenceurs optimisent la portée et la notoriété internationale
  • L’alignement entre valeurs de la marque et personnalité de l’influenceur reste décisif

Nous voyons aussi des cas d’usage concrets très parlants. L’enseigne de fast-fashion Shein, acteur e-commerce basé à Nanjing en Chine, a massivement investi sur des hauls TikTok avec des centaines de micro-influenceuses en Europe et en Amérique du Nord, générant une visibilité virale et une croissance fulgurante. À l’inverse, des collaborations mal alignées, comme certaines opérations de marques alimentaires avec des influenceurs lifestyle sous le feu de critiques pour manque de transparence, ont généré un bad buzz immédiat et des chutes de ventes de plusieurs points sur des périodes courtes.

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Stratégies pour intégrer l’e-influence dans une démarche marketing #

Une stratégie d’e influence performante commence toujours par la clarification des objectifs business mesurables. Nous devons décider si nous cherchons à accroître la notoriété, à générer du trafic web vers un site e‑commerce, à obtenir des leads B2B, à soutenir un lancement de produit ou à travailler la réputation. Puis, nous intégrons l’e-influence dans un dispositif de communication digitale global associant paid media (publicités), owned media (site, blog, newsletter) et earned media (mentions spontanées, presse, UGC). Des groupes comme Nike, équipementier sportif basé à Beaverton aux États-Unis, orchestrent ainsi des campagnes où les contenus d’influenceurs sont amplifiés par des social ads ciblés pour maximiser la portée et la mémorisation.

  • Définition d’objectifs chiffrés (reach, leads, ventes, part de voix)
  • Articulation avec les campagnes SEA, social ads et email marketing
  • Alignement avec le positionnement de marque et la plateforme de branding

Identifier les bons e-influenceurs suppose une approche plus fine qu’un simple critère de nombre d’abonnés. Nous recommandons de combiner plusieurs indicateurs : valeurs et prise de parole habituelle, profil socio‑démographique de l’audience, taux d’engagement moyen par format, cohérence de la ligne éditoriale, historique de collaborations, fréquence de publication, qualité du contenu (storytelling, montage, réalisation), et signaux de fiabilité (absence de pics suspects d’abonnés, faiblesse du spam dans les commentaires). De nombreuses marques françaises, comme Le Slip Français, marque textile basée à Paris, sélectionnent des créateurs très alignés sur le made in France ?, plutôt que des profils surdimensionnés mais peu cohérents avec leurs valeurs.

  • Analyse quantitative (abonnés, vues, engagement, croissance de la communauté)
  • Analyse qualitative (ton, valeurs, crédibilité perçue, style visuel)
  • Vérification de la fiabilité (absence de faux influenceurs, cohérence historique)

Les partenariats les plus efficaces reposent sur une co‑création de contenu authentique. Les marques qui fonctionnent le mieux – comme Glossier, marque de cosmétique digitale basée à New York, ou Gymshark, acteur fitness basé au Royaume‑Uni – construisent de véritables programmes ambassadeurs sur la durée, avec un dialogue continu, des briefs clairs mais une vraie liberté créative. La transparence sur les collaborations (#ad, #sponsorisé, mentions explicites) répond aux exigences réglementaires et renforce la confiance de la communauté. Nous constatons que les opérations one shot ? très scriptées génèrent souvent un engagement inférieur, là où les relations de long terme créent une crédibilité cumulative.

  • Contrats clairs, mais marge de manœuvre créative pour l’influenceur
  • Partenariats récurrents plutôt que campagnes isolées
  • Transparence sur la nature commerciale de la collaboration

Le choix des plateformes et formats dépend du secteur et des objectifs. Instagram reste central pour les secteurs mode, beauté ou lifestyle via les Reels, les stories et les fonctionnalités Shopping. TikTok domine les campagnes à fort potentiel viral, notamment pour toucher la génération Z avec des vidéos courtes et des trends. YouTube est incontournable pour les contenus longs, les tests produits, les tutoriels ou les comparatifs détaillés, ce qui en fait un levier clé pour les marques tech comme Samsung Electronics. LinkedIn s’impose pour l’influence B2B, en particulier dans le software, le conseil et l’industrie. Les podcasts complètent ce dispositif pour des formats d’expertise sur la durée.

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  • Instagram et TikTok pour la visibilité rapide et l’engagement émotionnel
  • YouTube pour la démo produit et les décisions d’achat complexes
  • LinkedIn pour l’acquisition B2B et le thought leadership

Enfin, les cas concrets montrent la valeur de cette intégration. En 2022, la marque de livraison Deliveroo France, acteur de la food‑tech, a orchestré une opération avec des créateurs culinaires sur Instagram et TikTok, couplée à des offres promotionnelles limitées dans le temps. Résultat, une hausse marquée des commandes sur certaines villes comme Lille et Marseille lors des jours de campagne, et un gain de notoriété mesuré par une augmentation des requêtes de marque sur Google. De leur côté, des PME B2B dans le logiciel, comme des éditeurs CRM en Auvergne‑Rhône‑Alpes, s’appuient sur quelques experts LinkedIn pour animer des webinaires et générer plusieurs dizaines de leads qualifiés par mois.

Mesurer l’efficacité d’une campagne d’e-influence #

Sans métriques solides, l’e influence resterait perçue comme un levier d’image ? difficile à piloter. Nous défendons au contraire une approche fondée sur des objectifs chiffrés : notoriété (reach, impressions), engagement (likes, commentaires, partages, temps de visionnage), trafic web (sessions, pages vues, sources de trafic), conversion (ventes, leads, inscriptions), et impact sur la réputation (sentiment global, tonalité des mentions, volume d’avis). Chaque campagne d’e-influence devrait démarrer par un cadrage de ces objectifs et des KPI associés.

  • Objectifs de visibilité : impressions, portée, vues de vidéos
  • Objectifs d’engagement : taux d’interaction, taux de complétion vidéo
  • Objectifs de performance : ventes, leads, coût par acquisition (CPA)
  • Objectifs de réputation : évolution du sentiment et des avis

Les principaux KPI de l’e-influence incluent le taux d’engagement, le taux de clic (CTR), le taux de conversion, le coût par clic (CPC), le coût par acquisition (CPA), la croissance de la communauté sur les réseaux sociaux de la marque, le nombre de mentions de marque, le volume et la tonalité des avis, ou encore l’utilisation de codes promotionnels liés à un influenceur. Des solutions comme Google Analytics 4, Matomo, ou les analytics natifs d’Instagram, TikTok et YouTube Studio permettent de suivre la performance en temps réel.

  • Suivi des KPI réseaux sociaux (engagement, portée, sauvegardes, partages)
  • Suivi des KPI site web via des paramètres UTM et des funnels de conversion
  • Analyse des ventes liées aux codes promo individualisés

Pour mesurer l’impact sur la vente, nous préconisons l’utilisation de landing pages dédiées, de liens d’affiliation explicitement reliés à chaque influenceur, et de codes de réduction personnalisés. De nombreux acteurs e‑commerce, comme ASOS, retailer mode basé à Londres, structurent leurs campagnes avec des tracking links ? et des pages produits spécifiques pour isoler le chiffre d’affaires incrémental généré par une opération d’e-influence. Sur la dimension réputation, les outils de social listening comme Brandwatch ou Talkwalker analysent des millions de conversations sociales pour produire des tableaux de bord sur la tonalité, les thématiques associées à la marque, et la part de voix face aux concurrents.

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  • Création d’URL trackées avec paramètres UTM par influenceur
  • Comparaison du trafic et des ventes avant/pendant/après campagne
  • Analyse sémantique des commentaires et avis pour suivre le sentiment

L’interprétation des résultats permet ensuite d’optimiser en continu. Nous recommandons une approche test‑and‑learn : identifier les influenceurs les plus performants, les formats qui génèrent le plus de conversions (stories vs Reels vs vidéos longues), les messages qui suscitent les réactions les plus positives, puis réallouer les budgets. Des marques digitales comme Daniel Wellington, horloger suédois, ont construit leur croissance initiale précisément sur cette capacité à affiner mois après mois leurs collaborations, en misant sur les créateurs qui livrent le meilleur retour sur investissement (ROI).

Synergies entre e-influence et SEO pour la visibilité web #

Une stratégie d’e influence bien pensée peut renforcer durablement le référencement naturel d’un site web. Les contenus produits par des influenceurs, notamment les articles sur des blogs, les chroniques sur des médias en ligne ou les tests produits détaillés, génèrent des backlinks vers le site de la marque. Or, la quantité et la qualité de ces liens entrants contribuent directement à l’autorité de domaine, un indicateur central pour les moteurs de recherche comme Google. Des marques comme Shopify, plateforme e‑commerce canadienne, travaillent ainsi avec des créateurs B2B pour publier des études de cas qui renvoient vers leurs ressources ou pages produits, ce qui renforce leur visibilité organique sur des requêtes stratégiques.

  • Création de backlinks éditoriaux via des tests, avis, interviews
  • Amélioration de l’autorité de domaine sur des sujets spécifiques
  • Renforcement des signaux de légitimité autour de la marque

Les signaux sociaux et la notoriété de marque interagissent aussi avec le SEO. Une campagne d’e-influence réussie augmente les recherches de marque sur Google, les volumes de mentions sur les réseaux sociaux, et la couverture médiatique. Tout cela envoie des signaux de popularité et de pertinence, qui, sans être des facteurs directs de ranking pour chaque réseau, soutiennent le référencement à moyen terme. La co‑création de contenu de qualité – guides complets, vidéos explicatives, livres blancs – avec des experts reconnus contribue à enrichir l’écosystème de contenus autour d’une marque, avec des mots‑clés travaillés en profondeur.

  • Hausse des requêtes de marque, favorable au SEO de notoriété
  • Production de contenus longs optimisés sur des mots‑clés stratégiques
  • Diffusion multi‑canale (site, YouTube, réseaux sociaux) favorisant la visibilité globale

Sur le plan technique, nous encourageons les marques à intégrer leurs campagnes d’e influence dans leur architecture de site : pages dédiées aux collaborations, interviews d’influenceurs, études de cas, landing pages optimisées, maillage interne vers les pages produits et les FAQ. Cette intégration renforce à la fois l’expérience utilisateur et la cohérence du maillage interne, utile au SEO. Les critères d’E‑A‑T (Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness) mis en avant par Google sont aussi impactés : être cité par des leaders d’opinion reconnus ou par des médias de référence augmente mécaniquement la perception de crédibilité du site, notamment sur des thématiques sensibles comme la santé, la finance ou le juridique.

  • Création de sections collaborations ? et presse ? structurées sur le site
  • Optimisation on‑page (titres, balises meta, Hn, maillage interne) autour des contenus d’e‑influence
  • Renforcement de l’E‑A‑T via des citations par des experts et médias reconnus

Risques, limites et gestion de la réputation dans l’e-influence #

Le recours aux e-influenceurs n’est pas exempt de risques. Le premier écueil provient des faux influenceurs et de l’achat d’audience. Des études publiées par HypeAuditor ou CHEQ estiment que jusqu’à 15 % à 20 % des budgets d’influence peuvent être exposés à de la fraude : abonnés fictifs, engagement généré par des bots, pods d’engagement, commentaires génériques. La détection passe par l’analyse du ratio abonnés/engagement, l’évolution temporelle de la communauté (pics soudains d’abonnés), la qualité des commentaires (pertinents ou non), et l’utilisation d’outils d’audit spécialisés.

  • Vérification des courbes de croissance d’abonnés
  • Analyse qualitative des commentaires (pertinence, variété, langue)
  • Recours à des outils d’audit d’audience pour limiter le risque de fraude

Un autre risque majeur est celui du bad buzz et des crises d’image. Lorsque l’influenceur adopte un comportement contraire aux valeurs de la marque, tient des propos polémiques, ou manque de transparence sur des partenariats sponsorisés, l’onde de choc se reporte immédiatement sur l’image de marque. Nous avons vu, en 2023, plusieurs polémiques sur des placements de produits peu transparents en France, conduisant l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) à renforcer ses lignes directrices. Une campagne perçue comme opportuniste ou mensongère peut déclencher une vague de critiques sur Twitter/X, des avis négatifs sur Google et des baisses de ventes mesurables sur quelques semaines.

  • Risque de crise de réputation lié au comportement de l’influenceur
  • Risque de rejet du public en cas de manque de transparence
  • Nécessité d’une capacité de gestion de crise digitale rapide

L’e-influence soulève aussi des enjeux éthiques et juridiques. Les cadres réglementaires, en France comme au sein de l’Union européenne, imposent la mention claire des contenus sponsorisés ( publication sponsorisée ?, #ad, #sponsorisé), la protection des publics vulnérables, notamment les mineurs, et le respect des lois relatives à la publicité, à la santé ou aux services financiers. En juin 2023, une loi française est venue encadrer plus strictement le statut des influenceurs commerciaux, imposant la transparence sur les partenariats rémunérés, les dropshipping, les conseils financiers ou les produits de santé. Nous considérons que les marques qui anticipent ces enjeux et adoptent une charte éthique claire prennent une longueur d’avance.

  • Respect du cadre légal (mentions, publicité, consommation, données personnelles)
  • Charte interne sur les types de produits et messages acceptables
  • Process de validation et de contrôle des contenus publiés

Enfin, la gestion de la communauté reste un point névralgique. Les commentaires, les messages privés, les avis, représentent un espace d’expression et de tension. Une gouvernance structurée de l’e-influence implique une modération active, des réponses transparentes aux critiques fondées, une politique claire face aux discours haineux, et une coordination étroite entre les équipes social media, relation client et RP. Les groupes comme Decathlon, distributeur d’articles de sport basé à Villeneuve‑d’Ascq, ou BlaBlaCar, plateforme de covoiturage française, investissent dans des équipes de social care pour accompagner cette conversation publique.

  • Mise en place de guidelines internes pour les collaborations d’e‑influence
  • Utilisation d’outils de veille et de social listening pour détecter les signaux faibles
  • Plans de réponse en cas de crise d’e‑réputation déclenchée par une campagne

Perspectives d’avenir et opportunités pour les marques #

Nous observons une nette professionnalisation des e-influenceurs. Beaucoup sont désormais des entrepreneurs à part entière, avec des équipes de production, des agents, voire leurs propres marques. Chiara Ferragni, entrepreneuse digitale italienne, ou MrBeast, créateur américain, ont bâti des entreprises valorisées à plusieurs dizaines de millions de dollars. À l’échelle française, des créateurs comme EnjoyPhoenix, créatrice de contenu beauté et lifestyle, ont lancé leurs propres lignes de produits et collaborent avec de grandes enseignes de distribution. Leur rôle dépasse la simple promotion, ils participent à la co‑construction de l’offre et à la stratégie de communication.

  • Les e-influenceurs deviennent des partenaires stratégiques et non de simples espaces médias ?
  • Montée des créateurs de niche avec une expertise pointue (santé, finance, tech B2B)
  • Structuration de véritables écosystèmes autour des influenceurs (produits, médias, événements)

Les tendances qui se dessinent sont claires. Le live shopping, déjà massivement déployé en Chine via des plateformes comme Taobao Live, se développe en Europe sur Instagram, TikTok et des solutions propriétaires. Le social commerce continue de croître à deux chiffres, avec une part estimée à plus de 20 % du e‑commerce en Chine en 2023. L’influence B2B se renforce sur LinkedIn avec des experts qui pèsent sur les décisions d’achats de solutions à plusieurs centaines de milliers d’euros. L’influence locale, s’appuyant sur des créateurs fortement implantés dans une ville ou une région, s’avère déterminante pour les commerces physiques, la restauration ou le tourisme.

  • Montée du live shopping et des évènements en direct avec achat intégré
  • Développement de programmes d’ambassadeurs de marque structurés
  • Usage croissant de la data et de l’IA pour cibler, mesurer et optimiser les campagnes

Pour les entreprises, nous voyons dans l’e influence un levier structurel du marketing digital, au même titre que le SEO, le SEA ou l’emailing. Notre avis est clair : les marques qui réussiront durablement seront celles qui construisent des relations de long terme avec des influenceurs alignés sur leurs valeurs, professionnalisent la mesure de la performance, intègrent l’e-influence dans une stratégie omnicanale, et prennent au sérieux les enjeux d’éthique et de réputation. La prochaine étape logique pour tout décideur consiste à auditer sa présence digitale, à cartographier les communautés déjà existantes autour de sa marque, puis à bâtir un plan d’e-influence structuré, piloté par des KPIs et connecté à la stratégie globale.

  • Audit de la présence digitale actuelle (réseaux, SEO, réputation)
  • Définition d’une feuille de route e-influence cohérente avec les objectifs business
  • Mise en place de dispositifs de collecte de leads (formulaires, newsletters, contenus premium) pour capitaliser sur l’audience générée

🔧 Ressources Pratiques et Outils #

📍 Agences de Marketing d’Influence à Paris

Hivency (intégré à Skeepers)
Adresse : 1 Rue de Stockholm, 75008 Paris, France
Activité : plateforme d’influence / marketing, mise en relation marques–influenceurs via Skeepers.
Site : skeepers.io
Formations : webinaires et contenus marketing d’influence disponibles sur le site.

🛠️ Outils et Calculateurs

Skeepers (Hivency) – plateforme de marketing d’influence, avis clients, UGC.
Site : skeepers.io
D’autres outils internationaux utilisés par des agences parisiennes incluent : Traackr, Kolsquare, Influence4You, HypeAuditor.

👥 Communauté et Experts

Le Backyard
Localisation : Paris
Téléphone : +33 (0)9 86 35 76 35
Site : lebackyard.fr
Contact : via formulaire sur le site.
Pour des ressources et des événements, consultez également Salons Solutions, un salon professionnel à Paris sur les applications IT et la transformation digitale. Site : salons-solutions.fr.

💡 Résumé en 2 lignes :
Découvrez des agences et plateformes de marketing d’influence à Paris, comme Hivency et Le Backyard, offrant des ressources et outils pour optimiser vos campagnes. Accédez à des formations et événements pour rester à jour dans le domaine de l’e-influence.

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